Sunday, 6 November 2011

Que faire...?



Dernièrement, avec des amies, nous nous sommes rendues compte de quelque chose de très marquant concernant notre génération. Cette réalisation nous est venue en regardant la télé, une fin de semaine, ou, plus précisément, en voyant cette publicité où à un moment on voit un jeune au secondaire et l'instant d'après, sa version plus âgée en pleine carrière. Nous nous sommes dites: « C'est l'fun, ces gens-là savent tous ce qu'ils veulent faire plus tard. »

Et nous? Qu'est-ce qu'on va faire? Qu'est-ce qu'on veut faire?

Nous nous sommes alors interrogées: nos amis, savent-ils ce qu'ils veulent exercer, comme métier, après leurs études? Ont-ils un but précis dans leur vie? Non, je ne sais pas... Ah, il me semble qu'un-tel voulait être dentiste, mais je ne sais plus... Oh et une-telle parlait souvent de ceci, mais bon, c'était il y a longtemps... 

Et dire que nous sommes au cégep et qu'on n'a aucune fichue idée du métier que l'on voudrait faire après tout ça. C'est franchement déprimant. Tant qu'à faire, on pourrait tout aussi bien lâcher tout ça et aller travailler au McDo, ça nous rafraîchirait peut-être les idées. Et puis moi, je commence à croire que le cégep, c’est fait pour nous vider les poches et nous faire lâcher l’école. Comme ça, nous, jeunesse « du pays », aurons une scolarité réduite, ce qui nous permettra de s’en laisser conter et de se faire arnaquer par notre propre premier ministre sans que l’on ne s’en rende compte. Mais bon, n’en parlons pas.

C’est vrai qu’en fait, en y repensant de façon plus objective, la plupart de mes amis se sont lancés dans des techniques qui les passionnent ou des programmes pré-universitaires qui mènent à ce qu’ils veulent vraiment faire et je suis heureuse pour eux. Tant mieux. Sauf que ceux que j'ai rencontrés au cégep ont soit déjà lâché l'école au moins une fois, soit on l'idée de le faire ou alors ont annulé / raté tellement de cours que leurs sessions s'en trouvent très allongées... et ça les écoeure.


Dans c'temps-là, qu'est-ce qu'on fait? On va à l'école à reculons en essayant de se motiver en disant « avec ça, fille, tu vas te rendre plus loin dans la vie. Ça fait que let's go, vas-y! » d'un ton pas très convaincu? Disons que c'est pas trop tentant de se lever pour un cours de 8h quand t'as ce genre de discours mental. Surtout quand en fait, tu ne sais pas ce que tu veux faire comme carrière. Dans ce temps-là, l'école est dans la catégorie des pertes de temps et de choses inutiles.


C'est décevant quand même comme situation. Les gens autour réussissent et sont motivés, toi, tu n'y arrives pas et il faut presque qu'on te fasse entrer de force dans la salle de classe. Et ce, même si au tout début, tu faisais partie de ceux qui l'ont facile et qui ont de la motivation à revendre. Surtout quand tu aimes l'école et que tu veux apprendre. Surtout quand tu veux aller plus loin.


La morale de cette histoire, les enfants, est la suivante: avant de faire un choix important, peser toutes les possibilités, les pours et les contres, le positif et le négatif, pour éviter de regretter par la suite ou, du moins, pour être bien avec la décision que vous prenez. Pour ma part, je révise mes choix et je change au plus tôt parce que c'est clair que je ne suis pas à ma place.



 Chronique

No comments:

Post a Comment