Tuesday, 8 November 2011

Moi et mon amour du Japon

Le bento (ou l'obento), c'est une boîte-repas japonaise. Le bento, c'est une façon de penser son repas du midi pour l'école ou pour le travail. Le bento, c'est tout mimi. Le bento, c'est amusant. 
 
Plus précisément, le bento, c'est un art japonais, une façon de créer un repas complet, équilibré (si on y met du sien, parce que ça pourrait ne pas être équilibré, suivre un peu moins les règles d'art du bento et on pourrait dire que c'est un bento quand même, selon moi), qui ne tient que dans une boîte pour emporter! Une boîte à deux ou trois étages, c'est vrai, mais une boîte tout de même



J'ai découvert ces petites merveilles par le biais d'animes, les dessins animés japonais. Je trouvais mignon les lunchs que préparaient les personages pour eux-mêmes ou pour quelqu'un d'autre. J'ai fini par trouver le nom qu'ils donnaient à ces boîtes-repas et j'ai cherché sur l'internet. Ce que j'ai trouvé m'a fait pousser un « Mon dieu c'que c'est mignon!!! » J'ai donc décidé de me lancer sur cette voie, parce que ça semblait amusant à faire.
 
Moi qui détestais préparer mes lunchs pour l'école et qui décidais donc de ne rien emporter, je suis vite tombée en amour avec le bento. On peut le faire soit simple et rapide (ma méthode préférée) où on prend des restes de la veille ou de l'avant-veille et ça fait le bento du jour ou alors on peut se la jouer rafiné et préparer le repas du midi le matin même. Ça prend un peu plus de temps, c'est vrai, surtout si on prend le temps de faire des dessins et formes élaborés (voir photos), mais ça reste amusant. 


Le bento est peut-être japonais par sa forme et ses principes, mais il est facilement adaptable à toutes les sauces. On y met ce qu'on veut, que le repas soit japonais ou pas n'a aucune importance au fond. Le but reste le même: y placer un repas complet, équilibré (il y a même des livres qui proposent des assortiments santé, des idées repas et de décoration!) et délicieux. 
 
Et puis c'est marrant, quand tu emportes ta boîte bento à l'école (ou au travail) avec un repas inspiré japonais et que tu manges le tout avec les baguettes qui viennent avec la boîte, les gens te regardent comme si tu venais d'une autre planète. D'autres te disent « woah, c'est ben spécial comme boîte, ça! » et moi, ça me met de bonne humeur.


Voyez, un autre avantage du bento: je ne mange pas de légumes. Je n'aime pas les légumes. En fait, si, de plus en plus, mais c'est justement grâce au bento. Je trouvais mes repas assez tristes et monotones avec juste poulet-riz-fromage-pomme. Alors je me suis convaincue d'acheter des légumes et de les mettre dans le bento et le tour est joué! Maintenant, j'intègre toujours (ou presque) les légumes à mes repas, ce qui est un gros plus. 



Voici un petit aperçu des bentos:


Ici, ce qu'on appelle un kyaraben (contraction de character et bento, à la japonaise):


Ou alors un bento un peu plus sobre:


Et l'un des miens (très très sobre, disons-le. c'est aussi un de mes premiers):











 Chronique

Sunday, 6 November 2011

Que faire...?



Dernièrement, avec des amies, nous nous sommes rendues compte de quelque chose de très marquant concernant notre génération. Cette réalisation nous est venue en regardant la télé, une fin de semaine, ou, plus précisément, en voyant cette publicité où à un moment on voit un jeune au secondaire et l'instant d'après, sa version plus âgée en pleine carrière. Nous nous sommes dites: « C'est l'fun, ces gens-là savent tous ce qu'ils veulent faire plus tard. »

Et nous? Qu'est-ce qu'on va faire? Qu'est-ce qu'on veut faire?

Nous nous sommes alors interrogées: nos amis, savent-ils ce qu'ils veulent exercer, comme métier, après leurs études? Ont-ils un but précis dans leur vie? Non, je ne sais pas... Ah, il me semble qu'un-tel voulait être dentiste, mais je ne sais plus... Oh et une-telle parlait souvent de ceci, mais bon, c'était il y a longtemps... 

Et dire que nous sommes au cégep et qu'on n'a aucune fichue idée du métier que l'on voudrait faire après tout ça. C'est franchement déprimant. Tant qu'à faire, on pourrait tout aussi bien lâcher tout ça et aller travailler au McDo, ça nous rafraîchirait peut-être les idées. Et puis moi, je commence à croire que le cégep, c’est fait pour nous vider les poches et nous faire lâcher l’école. Comme ça, nous, jeunesse « du pays », aurons une scolarité réduite, ce qui nous permettra de s’en laisser conter et de se faire arnaquer par notre propre premier ministre sans que l’on ne s’en rende compte. Mais bon, n’en parlons pas.

C’est vrai qu’en fait, en y repensant de façon plus objective, la plupart de mes amis se sont lancés dans des techniques qui les passionnent ou des programmes pré-universitaires qui mènent à ce qu’ils veulent vraiment faire et je suis heureuse pour eux. Tant mieux. Sauf que ceux que j'ai rencontrés au cégep ont soit déjà lâché l'école au moins une fois, soit on l'idée de le faire ou alors ont annulé / raté tellement de cours que leurs sessions s'en trouvent très allongées... et ça les écoeure.


Dans c'temps-là, qu'est-ce qu'on fait? On va à l'école à reculons en essayant de se motiver en disant « avec ça, fille, tu vas te rendre plus loin dans la vie. Ça fait que let's go, vas-y! » d'un ton pas très convaincu? Disons que c'est pas trop tentant de se lever pour un cours de 8h quand t'as ce genre de discours mental. Surtout quand en fait, tu ne sais pas ce que tu veux faire comme carrière. Dans ce temps-là, l'école est dans la catégorie des pertes de temps et de choses inutiles.


C'est décevant quand même comme situation. Les gens autour réussissent et sont motivés, toi, tu n'y arrives pas et il faut presque qu'on te fasse entrer de force dans la salle de classe. Et ce, même si au tout début, tu faisais partie de ceux qui l'ont facile et qui ont de la motivation à revendre. Surtout quand tu aimes l'école et que tu veux apprendre. Surtout quand tu veux aller plus loin.


La morale de cette histoire, les enfants, est la suivante: avant de faire un choix important, peser toutes les possibilités, les pours et les contres, le positif et le négatif, pour éviter de regretter par la suite ou, du moins, pour être bien avec la décision que vous prenez. Pour ma part, je révise mes choix et je change au plus tôt parce que c'est clair que je ne suis pas à ma place.



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